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l'inétrieur des anciennes usines kugler

HISTORIQUE

1996 : l’entreprise de robinetterie Kugler, propriétaire de l’usine depuis 1934, vend le bâtiment à l’Etat de Genève qui a le projet d’y loger l’Ecole d’Architecture (décision modifiée par le Grand conseil en 1998 suite à la dissolution de l’Ecole).

1997-1999 : une partie des locaux de l’usine est attribuée aux associations Action Studio (1997) et Agir 21 (1999) ainsi qu’au Fonds Municipal de Décoration, avec un contrat de « prêt à usage » signé avec le propriétaire (le DAEL : département de l’aménagement, de l’équipement et du logement). Une autre partie est mise à disposition de l’Ecole Supérieure des Beaux Arts (1998).

1999-2002 : la partie restée vide du bâtiment commence à être squattée. Au fil des mois, la population du squat évolue et le mode de fonctionnement à l’intérieur des locaux occupés dégénère. Malgré l’inquiétude et les nombreuses propositions faites par les usagers non-squatteurs pour tenter de gérer la situation, le propriétaire laisse faire.

2002 : le 21 novembre, un incendie minime survient dans un local situé au rez du 19 bis avenue la Jonction (dans le squat). Le 27 novembre, une circulaire du DAEL est affichée (suite à une décision express du procureur général Zappelli) informant les associations qu’une expulsion immédiate a été décidée pour des raisons de sécurité. Dès cette date, un dispositif est mis en place qui comprend un clôturage de l’usine et une surveillance 24h/24h par des agents de sécurité privés.
Immédiatement après l’évacuation, les usagers conventionnés se constituent en une série d’associations se donnant pour but de devenir des interlocuteurs qui se battront pour leur réintégration dans les locaux de l’usine Kugler. Un accès limité aux atedeliers (entre 7h et 19h du lundi au vendredi) est maintenu pour les associations reconnues.

2003 : le 16 décembre une circulaire est affichée informant tous les usagers de l’usine qu’ils doivent libérer les locaux avant le 15 février 2004 pour que des travaux de sécurisation puissent avoir lieu (sans assurance de pouvoir réintégrer les ateliers à la fin des travaux).

2004 : suite à cette décision soudaine et à l’incertitude de retrouver leurs ateliers, les associations entrent en contact avec des personnalités politiques et médiatiques, adressent de nombreux courriers aux services concernés en essayant d’engager des négociations. Alors que le propriétaire refuse d’entrer en discussion, les associations engagent les services de Me Carlo Somaruga de l’ASLOCA par l’intermédiaire duquel des négociations pour de nouveaux contrats sont entamées.

2005 : après deux ans de longues et difficiles négociations, 5 associations à buts culturels et artistiques sont relogées au bénéfice d’un bail à loyer pour 3 ans, renouvelable ensuite jusqu’au démarrage du chantier de réaffectation de l’ensemble du bâtiment. Seuls des travaux minimaux de sécurisations sont alors effectués par le propriétaire, et le bâtiment est mis à disposition dans un état brut, non aménagé, non entretenu et encombré de montagnes de déchets divers. Il aura donc fallu beaucoup d’énergie, de temps, de bénévolat et de motivation de la part des artistes pour reconstruire des ateliers sains et adaptés. Ces travaux ont été effectués à leurs frais, et depuis lors, ils entretiennent le bâtiment également à leurs frais. Les 40% de la surface de l’usine restent cependant fermés, officiellement pour des raisons de sécurité.